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FROM SYDNEY TO NOUMEA (2010)

Publié: 28 février 2010 dans Voyages

Ayant décollé de Frankfurt en date du 7 février à 23h20, et après une escale technique à Singapour, j’atterri enfin le 9 février à 6h25 à Sydney. Après avoir récupéré mes bagages, je retire un peu d’argent au distributeur “AMZ” dans l’aérogare, puis me met en quête d’un taxi pour rejoindre “41 SUD” qui se trouve amarré au ponton “B43” du “Cruising & Yachting Club of Australia” dans “Rushcutters Bay” que je connais bien maintenant. Tout en m’approchant du ponton, j’aperçois Jean-Luc qui me reconnaît et vient à ma rencontre pour m’accueillir. Je monte à bord de “41 SUD” ou Véronique me salue et me présente William qui fera parti de l’équipage de convoyage vers Nouméa. D’emblée, Jean-Luc m’attribue mes quartiers ou je dépose mes affaires puis en profite pour me mettre en short car il fait déjà très chaud en ce début de matinée. La fin de matinée approchant à grands pas, Véronique nous concocte un petit repas léger, avec une bonne bière puis en dessert une tranche de melon qui sera la bienvenue, histoire de se rafraîchir.

En début d’après-midi, mes paupières se font tellement lourdes que je m’écroule dans ma couchette ou je fais un somme de 2 heures au moins. Il est vrai que je n’ai pas beaucoup dormi depuis mon départ de Strasbourg, et le besoin s’en faisait sentir…

Le lendemain (10 février), après avoir pris un petit déjeuner, premières sorties dans Sydney, ballade, avitaillement du bateau, etc… 

      

Le mercredi matin a été consacré à la réparation du secteur de barre qui cognait à la coque à chaque vague, et le jeudi matin au “patchage” de la grand voile qui a déjà plusieurs milles à son actif et nécessite quelques petites réparations. Les après-midi étaient bien entendu toujours réservées aux ballades dans le parc de l’Opéra dont le Botanic Garden, ou bien au shopping dans Sydney. Le soir venu, un dernier diner “Indien” dans “Darling Harbour” allait clôturer le séjour de Véronique qui nous quittera vendredi en fin de matinée pour rejoindre Nouméa en avion. Par la suite, elle sera pour nous une aide précieuse pour le retour puisqu’elle nous communiquera à intervalles réguliers les fichiers et la météo marine. Après son départ, nous nous sommes rendu à Manly, où Mathieu, le troisième équipier nous ayant rejoint, cherchait des équipements chez le “Shippchandler” bien que sans résultats. Cela nous aura au moins permis une belle ballade durant cette journée sur les hauteurs de ce quartier très accueillant.

        

L’équipage ainsi formé, il ne restait plus que l’avitaillement pour le retour à faire ce dimanche afin d’appareiller dans de bonnes conditions. Le départ étant prévu lundi matin après que les formalités de sortie de l’Australie soient exécutées sur les 9h00. Et c’est à ce moment que le moteur du bateau ne voulait pas démarrer… Nous nous mettons à la recherche de la panne en démontant le panneau de démarrage, contrôlant les différentes connections, etc… Ne trouvant l’origine de la panne, Jean-Luc fît appel à un spécialiste qui en quelques minutes diagnostiquera que la batterie de démarrage était à plat ! Nul d’entre-nous ne pouvait douter de cela, puisque nous étions persuadés que la batterie de démarrage était séparée des autres circuits. Cela est bien exact, sauf que l’emplacement que nous supposions être celui de la batterie moteur, n’était pas celle que l’on croyait … Enfin, le doute étant levé, le moteur démarra, et nous entamions notre sortie de la marina en direction des “Heads”, point de sortie obligatoire pour aller vers le large.

         

Les “Heads” franchis, les quarts se succédèrent les uns après les autres au rythme de 2 heures, puis 6 heures de repos et cela jusqu’à Nouméa. Nous sommes partis avec une dépression au portant sous foc et grand voile avec 25 à 30 noeuds de vent. Après quelques heures, le vent faiblissant un peu, le “Genacker” est mis, favorisant ainsi un peu plus de vitesse. Hélas, cela fût de courte durée, puisque après un départ au lof,  la têtière du genacker a explosé, et il fallait le ramener à bord avant qu’il ne passe en-dessous du bateau. Après avoir récupéré la voile, nous avons hissé le génois qui nous faisait avancer à 8 noeuds en moyenne. La dépression se relachant, la traversée se faisant avec un vent régulier se situant entre 20 et 30 noeuds et nous ramenant petit à petit au près , ce qui était plutôt agréable pour nous. Mis à part quelques vagues intempestives et une houle de travers, nous n’échapperons non plus à quelques grains à chaque fois que William prenait son quart !

Retour de 41SUD sur Nouméa après la Sydney-Hobart 2009

Une dernière frayeur à 1 heure du matin et à moins de 5 nautiques du récif du phare “Amédée” pendant mon quart a fait monter tout l’équipage sur le pont. En effet, je remontais au près vers le phare lorsque d’un coup, le barre ne répondait plus rendant incontrôlable le bateau ; le secteur de barre s’est “barré” Déçu ! ! ! Après vérification, la réparation était possible et dura 1h30 avant que nous puissions reprendre notre route. Heureusement que cela est arrivé alors que nous n’étions que sous foc seul et pas encore dans le récif, ce qui nous  permis d’éviter le pire…

Nous prenons la passe du phare “Amédée” tant redoutée de tous les marins et surtout de nuit, vu qu’elle fait à peine 100 à 150 mètres de large et nous passons entre le récif en respectant bien les alignements. Une fois dans le lagon, il faudra encore veiller à bien respecter le balisage afin d’éviter les nombreuses "patates" qui bordent les différents ilôts du lagon avant de pouvoir amarrer le bateau à sa place dans la marina du “CNC”. Comme d’habitude, histoire de fêter cela, quelques bouteilles de bière et une de whisky seront ingurgités avant le traditionnel bain dans la marina. Après cela, une douche à même le ponton, puis au dodo pour le reste de la nuit car au matin, il faudra se rendre à “Port Moselle” pour les formalités d’entrée sur le “CaillouÎle déserte.

Après le passage de l’officier sanitaire (5 minutes) et celui de la police (10 minutes), celui des douanes était plus pénible puisqu’ils se sont mis un malin plaisir à fouiller le bateau de fond en comble pendant plus de 2h00 en espérant trouver quelconque article de contrebande ou bien encore de drogues. Comme nous étions plus que clean, ils sont donc repartis bredouilles, déçus ! Pendant tout la durée de la fouille, nous n’avons pas vraiment perdu notre temps car nous en avons profité pour rincer les voiles, vider les poubelles, et surtout nous ravitailler avec l’apport de croissants par Véronique, puis de bières et autres coca par Chantal, bientôt rejoint d’Eliane et de son amie Danièle.

L’après-midi et le lendemain nous amena au nettoyage et rangement du bateau qui n’a cette fois-ci pas trop souffert de la traversée, vu que nous étions que 4 personnes pour le convoyage au lieu de 7 l’année précédente. A midi, déjeuner au “CNC”, puis après-midi un petit passage chez les parents de Jean-Luc ou nous avons retracé ce périple et pris quelques verres en leur compagnie.

         

Les jours suivants, repos pour tout ce petit monde, histoire de récupérer de notre périple.

A suivre…  Île déserte

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